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19/12/2016 Pôle Presse

Anthoine Hubert, bilan d’une saison prometteuse

En 2016, Anthoine Hubert a relevé avec brio le défi de la F3 européenne. Avec une victoire, trois podiums et la 3e place au classement des rookies, le pilote de l’Équipe de France FFSA Circuit a coché toutes les cases.

  © DR

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En début d'année, ton objectif était de te hisser au niveau de l'expérimenté et rapide Callum Ilott en seconde partie de saison, de te battre pour des podiums et d'être en lice pour le titre de meilleur débutant. Les trois objectifs ont-ils été remplis à la hauteur de tes attentes ?

En ce qui concerne le classement des rookies, je suis 3e. Ce n'est pas un mauvais résultat, mais je visais mieux. C'est l'unique petite déception. Il y a eu des podiums et même une victoire. Et avec Callum, après un temps, on s'est souvent battus l'un contre l'autre au sein de l'équipe, avec un certain avantage sur nos deux autres équipiers. En début d'année il m'en manquait un peu, rien d'anormal car il avait une année dans les pattes et moins aucun roulage ! Les choses se sont déroulées comme je le pensais. Il termine le championnat à la 6e place, moi à la 8e, je n'ai pas à rougir.

 

As-tu discuté avec le capitaine de l'Équipe de France FFSA Circuit, Jean Alesi, de l'adaptation à cette formule internationale de haut niveau ?

J'ai pas mal échangé avec Jean l'hiver dernier car j'avais des difficultés pour finaliser mon programme de compétition. Il a été d'une aide précieuse. C'était important d'avoir son avis sur les choix à faire, la formule à rejoindre. Pour la décision finale, qui a été de rouler en F3 avec Van Amersfoort Racing, il a été l'un des tous premiers au courant. Jean a toujours été accessible, disponible et riche en conseils, c'est extrêmement rassurant et encourageant.

 

Ta préparation dans le cadre de l'Equipe de France FFSA Circuit était-elle bien adaptée au défi de la F3 européenne ?

Honnêtement, il n'y a rien à dire ! J'ai bénéficié d'une salle de sport nec plus ultra, d'un centre national d'expertise avec la FFSA Academy. J'ai été entouré par de grands professionnels pour me préparer tant sur le plan physique que mental, avec notamment l'intervention de kinés et de psychologues.

 

Tu as marqué 4 fois des points lors des 12 premières courses, puis 17 fois dans les 18 dernières courses. La progression a été substantielle avec 19 points en première partie de saison, 141 dans la seconde. Y a-t-il eu un instant charnière ?

Je ne pensais pas que c'était aussi marqué ! J'ai fait des débuts encourageants au Paul Ricard, puis l'équipe et moi avons souffert en Hongrie, à Pau où une pénalité pour moteur cassé me pénalise énormément et au Red Bull Ring où toute l'équipe est passée au travers. Puis, il y a eu une petite pause d'un mois et au Norisring, je signe une victoire et une 2ème place ! C'est vrai que ce week-end a été un événement charnière. Le Norisring est un circuit atypique et il fallait confirmer sur des tracés plus traditionnels et c'est ce que j'ai fait à Zandvoort et Spa, deux circuits qui sont des références.

 

Pourtant, en plusieurs occasions l'écurie Van Amersfoort Racing, et donc toi, avez été à la peine en termes de performance et donc de résultats.

C'est vrai, la fin de saison n'a pas été au top du top après notre série fructueuse Norisring/Zandvoort/Spa. Et on a bien du mal à l'expliquer. L'équipe a changé d'organisation en début d'année, et il y avait pas mal de personnes à intégrer dans l'équipe. Il faut du temps pour que la mayonnaise prenne. Cela dit, Callum semblait être le seul capable de contester le titre à Stroll en début d'année et au final il termine la saison à la 6e place. On a subi des chutes de performance en plein milieu de week-end sans parvenir à mettre le doigt sur les problèmes. On est petit à petit devenu la 4e force du plateau alors que notre ambition était d'être champions.

 

Tu as semblé t'adapter rapidement à la F3, plus rapidement qu'à la Formule Renault 2.0… pourtant il s'agissait d'une écurie anglaise, avec quelques circuits qui t'étaient inconnus.

C'est vrai, et pourtant je n'ai pas bénéficié d'une préparation intense ! Pour être totalement transparent j'avais fait 1/2 journée d'essais avant les premiers essais officiels. Peut-être l'expérience des années précédentes m'a-t-elle aidé. Une de mes forces est de prendre rapidement mes marques, me faire à la voiture, à la série, à l'équipe.

 

As-tu un regret ?

Cette chute de performance dont on parlait précédemment, car il n'y a jamais rien eu de flagrant en termes de pilotage, de réglages, d'auto.

 

Quel aspect as-tu le plus aimé et le moins aimé dans cette F3 qui était nouvelle pour toi ?

J'ai aimé la voiture. L'aérodynamique de cette voiture est un vrai plaisir, ça la rend très agréable à piloter. Ce que j'ai le moins aimé ? Pas grand-chose, je n'ai rien à redire sur ce championnat qui est très intéressant, compétitif et enrichissant. C'est une année qui sera certainement très profitable pour la suite.


De quoi es-tu le plus fier ?

La victoire du Norisring. C'est le gros point positif et qui a été un déclic. Je ne m'attendais pas à monter sur la plus haute marche du podium, j'ai juste essayé de profiter du moment.

 

Avec les progressions de carrière fulgurantes d'anciens de la F3, comme Ocon, Stroll ou Verstappen, la F3 prend du galon. Y a-t-il des passerelles entre la F3 et le plus haut niveau du sport automobile même si la F3 ne se produit jamais en lever de rideau de la F1 ?

C'est vrai, la F3 est en marge du gratin du sport automobile, contrairement aux GP2 et GP3 qui roulent en même temps que la F1. Mais il ne faut pas oublier que la F3 est remontée très haut depuis quelques années. Les gens regardent forcément les auteurs de podiums et de victoires en F3. Le fait d'être souvent en ouverture du DTM et de rouler avec des moteurs Mercedes ou Volkswagen nous relie au DTM. Il y a clairement une passerelle avec cette catégorie qui est très populaire et très compétitive.

 

Tu as récemment effectué des essais en GP3, comment se sont-ils passés ?

Plutôt bien ! J'ai signé le 5e meilleur temps et j'étais le plus rapide de l'équipe ART Grand Prix. C'était très satisfaisant pour ma première journée alors que les autres pilotes avaient une journée d'essais dans les gants, pour ne pas dire une année d'expérience. Les pneus sont très différents de ceux de la F3, il faut apprendre une nouvelle gestion, une nouvelle philosophie. Je me suis rapidement adapté à l'équipe, à la voiture et c'était une expérience très enrichissante.

 

On entre dans l'époque des cadeaux et des bonnes résolutions. Qu'aimerais-tu trouver au pied du sapin ? Et quelle bonne résolution prendras-tu en 2017 ?

Au pied du sapin, un ticket pour continuer en monoplace, sans préférence de catégorie entre F3 et GP3. Il faut avant tout rouler dans les meilleures conditions, avec la meilleure équipe, avoir les cartes en main pour se battre aux avant-postes.

Une bonne résolution ? Apprendre de mes erreurs, elles me serviront forcément l'année prochaine. Comme dans la vie, on progresse ! La motivation est encore plus importante que l'an dernier. Je vais me préparer à fond, faire le maximum pour ne pas avoir de regrets.

 

L'avenir se présente-t-il bien ?

Plutôt bien oui, des pistes se dessinent, je suis plutôt optimiste. L'hiver dernier avait été compliqué, mais aujourd'hui j'ai plusieurs opportunités intéressantes.

 

Anthoine Hubert en bref : Né le 22 septembre 1996 – Réside à Chartres – Membre de l'Equipe de France FFSA Circuit 2014-2016 – Membre de l'Equipe de France FFSA Karting 2010-2011-2012

Placée sous le capitanat de Jean Alesi, l'Equipe de France FFSA Circuit 2016 est composée de Pierre Gasly et Anthoine Hubert.

* Championnat de France F4 placé sous l'égide de la FFSA, comprenant l'intégration du centre de formation fédéral basé au Mans, la FFSA Sport Academy.​

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