27/12/12 RALLYE TT - INTERVIEW - VAINQUEUR TROPHEE DES COPILOTES

Communiqué de Presse FFSA

Guillaume Buisson, toujours à fond !

Guillaume Buisson, toujours à fond !

Premier titre pour Guillaume Buisson dans le Trophée des copilotes! © Pilmic

Le jeune normand succède à Bernadette Carsoulle dans le baquet de droite du Fouquet d’Alain Pierrine. Il décroche pour la première fois le titre dans le Trophée des copilotes. Rencontre avec un jeune homme qui a la tête sur les épaules mais des étoiles plein les yeux lorsqu’il parle de sa passion, le rallye Tout-Terrain.


Guillaume, peux-tu te présenter ?

J'ai 26 ans et suis agriculteur. J'ai débuté en rallye en 2004, chez moi, en Normandie lors du rallye Plaines & Vallées, puis j’ai continué l'année suivante sur 4 épreuves de championnat. Suite à cela, Pierre Philippe m'a demandé de le naviguer. Ce tandem qui a duré 3 saisons m’a permis d’apprendre beaucoup du co-pilotage. Par la suite, j’ai fait une petite pause avant d’être contacté en 2011 par Alain, Bernadette et Max.

Tu as remplacé Bernadette Carsoulle à côté d’Alain Pierrine, quelle a été ta réaction lorsque tu as été contacté par Alain ? Comment vous êtes-vous « apprivoisés » ?

J'ai été ravi ! J'ai énormément de chance qu'ils aient pensé à moi. Après Pierre Philippe, pouvoir prendre la suite de Bernadette aux côtés d'Alain m’a enchanté. Succéder à Bernadette n'a pas été simple. Alain a un superbe palmarès et il fallait être à la hauteur dès le début!

L'avantage est que nous nous connaissions un peu. Ils roulaient dans la même classe que Pierre Philippe et nous discutions régulièrement sur les épreuves. Alain est un très bon pilote et surtout quelqu'un de très agréable et ouvert ; le feeling est donc assez vite passé. De plus, il adore le matériel agricole (les tracteurs en particulier) ! Du coup, nous avons pu échanger sur ce thème commun malgré nos régions différentes.

Au niveau de la navigation, nous avons continué d’utiliser le même système de notes que Bernadette et Max, ce qui nous a permis d’être rapidement en phase. Pour finir, même si je suis arrivé dans une équipe qui était déjà formée, soudée et solide, j’ai pu rapidement  trouver ma place car toute l'équipe est accueillante et l'ambiance chaleureuse.

Quel est le bilan de l’année 2012 ?

Que puis-je dire de mieux que fantastique ! Devenir champion de France dès la première année, je ne pouvais pas espérer mieux. Malgré le rallye d'Orthez où j'ai, comme toute notre équipe, un peu de regrets, le reste de la saison me laisse plein de belles images et de bons moments avec toute l'équipe.

Quel est ton meilleur souvenir ?

Je dirais que j’ai deux meilleurs souvenirs. Le premier, c’est à l'arrivée du Plaines et Vallées, quand je me dis que la saison est finie, que je suis champion et que l’on se serre la main dans la voiture avec Alain. Cette image de bonheur restera gravée à jamais dans ma mémoire.

Mais LE meilleur moment de course reste pour moi l'avant-dernière spéciale du rallye des Cimes (et plus précisément lorsque nous étions à flanc de montagne au pied de la Madeleine). J'avais l'impression qu'Alain pouvait tout faire avec la voiture, c'était phénoménal ! J'en ai encore des frissons à chaque fois que j'en reparle, quel pilote! A l’arrivée de cette ES dantesque nous avions repris 12 secondes à Louis Dronde et la tête du rallye. C’était incroyable !

Quel est ton plus mauvais souvenir ?

Mon plus mauvais souvenir reste la première étape du rallye Dunes & Marais où nous avons cumulé les ennuis. Un problème de freins auquel nous ne trouvions pas de solution, une crevaison,  puis par deux fois la boîte de vitesses qui se vidange dans la voiture, je croyais que ça ne finirait jamais. A ce moment-là, je pensais que nous allions être obligés d’abandonner mais à chaque fois, nous sommes  repartis; grâce à l’aide précieuse de l’assistance (Alain, Mathieu, Marcel et Pierre) qui a fait du très bon boulot, sans jamais nous faire pointer en retard. J'ai vraiment un profond respect et de l'admiration pour toutes ces personnes.

Selon toi, quelles sont les qualités que doit avoir un bon copilote ?

Un copilote doit être très rigoureux, ponctuel et sérieux, c’est la base. A cela, il faut ajouter l’envie de bien faire, l’amour de la compétition et la soif de sensations qui forment un tout. Après, il faut bien avouer qu’il n'y a pas de bon copilote sans bon pilote, les deux vont de pair. Quand le tandem s'entend bien, on ne peut que s'améliorer et prendre du plaisir dans la voiture. Avec Alain, dès le début, le courant est passé et aujourd’hui, nous sommes complémentaires.

Quel est ton programme pour 2013 ? Tu repars avec Alain ?

Grâce à Max et Bernadette, que je remercie de tout cœur, grâce à nos  sponsors (Gedimat, Garonne BTP et Cassagne) qui nous suivent, je repars avec Alain pour 2013, et je compte faire tout le championnat de France comme cette année.


Merci Guillaume pour avoir répondu à cette interview !

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