25/06/09 CHAMPIONNAT DE FRANCE DES RALLYES TOUT-TERRAIN

Laurent Fouquet mène la danse

Laurent Fouquet mène la danse

Laurent Fouquet © DR

Cross Car (devenu Sprint Car aujourd’hui) dès son quinzième printemps, puis Auto-cross, Trophée Andros, Endurance Tout-Terrain, Rallycross, Rallye raid et enfin Rallye Tout-Terrain ces quatre dernières années. Véritable ‘touche à tout’ du sport automobile par pur goût de la nouveauté et du challenge, Laurent Fouquet a aussi gagné partout où il est passé. Aujourd’hui, l’éclectique bordelais ‘sévit’ en Championnat de France des Rallyes Tout-Terrain, compétition dont il est l’actuel leader…


Nous n’osons même pas vous demander pourquoi vous vous êtes intéressé au sport automobile…
Laurent Fouquet : « Pas la peine, non (rires). Mon père, que j’ai rejoint aujourd’hui au sein de l’entreprise familiale est constructeur de châssis… J’ai débuté en Cross Car à l’âge de quinze ans. C’était donc il y a vingt-deux ans. J’ai décroché mon premier titre en 1992 lorsque j’ai gagné la Coupe de France en Division 1. »

Et depuis, vous n’avez pas cessé de passer d’une discipline à l’autre…
LF : « Effectivement. J’ai été deux fois Champion de France en Auto-cross, en DIII Libre (la catégorie des monoplaces quatre roues motrices, ndlr). J’ai enlevé le classement Promotion et terminé deux fois troisième du Trophée Andros auquel j’ai participé pendant neuf ans. J’ai également roulé en Endurance Tout-Terrain (notamment aux 24 Heures de Paris que j’ai remportées), à la Baja de France, au Shamrock Rallye au Maroc, à des épreuves de Rallycross françaises et européennes… »

Pourquoi avez-vous goûté à autant de disciplines ?
LF : « Par pure volonté d’essayer de tester de nouvelles choses. Par contre, à chaque fois que j’ai gagné ou signé des résultats significatifs dans une discipline, je suis passé à une autre. »

Vous n’avez donc pas encore être titré en Championnat de France des Rallyes Tout-Terrain ?
LF : « Eh, non ! Je roule depuis quatre saisons mais sans jamais avoir effectué un Championnat complet. Mon meilleur résultat est à ce jour une place de vice-Champion. »

Cette année, vous semblez dominer la situation…
LF : « Dominer n’est pas le bon terme car nous sommes en fait deux à ‘dominer’ : Anicet Garicoix et moi. Pour l’instant, je mène aux points grâce à mes cinq podiums en cinq courses. Mais c’est très serré et le niveau est vraiment relevé. »

Quel est, pour l’heure, votre meilleur souvenir cette saison ?
LF : « Toutes les victoires sont forcément des moments particuliers. Disons celle du Gâtinais car elle m’a permis de me relancer au Championnat. »

Un mot sur votre voiture…
LF : « Il s’agit évidemment d’un buggy de conception Fouquet sur le plan du châssis ! Le moteur est un V6 Nissan qui développe 350 chevaux et la boite de vitesses a été conçue par Sadev. Au niveau des amortisseurs, nous disposons d’Ohlins, fabriqués spécifiquement pour cette auto. »

Quels sont ses points forts ?
LF : « La fiabilité. Et la polyvalence qui est vraiment déterminante en Championnat de France car le profil des épreuves est très varié. Nous roulons tantôt sur des chemins très roulants, comme au Jean de la Fontaine, tantôt plus accidentés, comme en Arzacq ou aux Cimes. Dans ces conditions, avoir une auto polyvalente est quelque chose de crucial ! »

Y-a-t-il des points à améliorer sur cette voiture ?
LF : « Il y en a toujours. Le week-end dernier au Cantal, nous avons par exemple testé de nouveaux amortisseurs. »

Nous ne vous demanderons même pas quel est votre objectif cette saison…
LF : « Rester en tête du Championnat de France ! »

Qu’est-ce qui pourrait faire la différence entre Anicet Garicoix et vous pour le titre ?
LF : « La fiabilité, la régularité… Dans la mesure où nous nous partageons les succès, cela risque de se jouer en fonction de celui qui craquera le premier… »

Si vous atteignez votre objectif, vers quelles disciplines vous tournerez donc cette fois ?
LF : « Je veux d’abord remplir ma mission avant de songer à ce que je ferai après ! En tous les cas, si je deviens Champion de France, je passerai à autre chose. N’ayez pas d’inquiétude non plus, il y a plein de disciplines qui m’intéressent ! »

Quel regard portez-vous sur le Championnat de France des Rallyes Tout-Terrain ?
LF : « Pour moi, il est en pleine forme avec 10 épreuves au lieu de 8 l’an dernier et le nombre de concurrents n’est pas en régression. Pour le reste, les rallyes sont très variés et le niveau d’organisation est souvent très bon. Enfin, ce qui ne gâche rien, l’ambiance est excellente ! »

Avez-vous des remerciements à formuler ?
LF : « Oui. A AMV (Assurance Moto Verte, ndlr), le leader de l’assurance moto en France qui est installé à Bordeaux. Son patron, Franck Allart, a été couronné six fois en Endurance. Il me soutient depuis maintenant 15 ans. Une telle longévité et une telle fidélité sont assez exceptionnelles pour être signalées. »

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