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08/11/2022 FFSA

À la rencontre de Lisa Billard

Pilote à la FFSA Academy, la jeune Normande Lisa Billard s’apprête à disputer la finale des FIA Girls on Track du 21 au 24 novembre. Entretien.

Lisa Billard sur le circuit d'Aunay-les-Bois. © KSP Reportages

Bonjour Lisa, peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours s'il te plait ?

Bonjour ! Alors je m'appelle Lisa Billard. J'ai 13 ans et j'ai roulé cette saison en Junior Karting avec la FFSA Academy. J'ai commencé le karting quand j'avais 7 ans au sein de l'ASK Anneville-Ambourville en Normandie.

Peux-tu nous parler de tes débuts ? Comment as-tu débuté en karting ?

C'est mon papa qui m'a parlé du karting. C'est un passionné de sport automobile et, au départ, je suis montée dans un kart un peu pour lui faire plaisir (rires). Ça ne m'intéressait pas plus que ça. Finalement, j'ai adoré l'expérience. J'ai refait des sessions rapidement par la suite et voilà comment la passion s'est créée.

Qu'est-ce que tu ressens une fois dans le kart, avant le début d'une course ?

Ça m'arrive d'être tendue car je suis trop focalisée sur le résultat. Je me suis rendu compte que mes plus belles courses sont celles où je roule pour me faire plaisir, sans tenir compte de l'issue finale. Donc j'essaie maintenant de me mettre moins la pression.

Tu as intégré cette année la FFSA Academy. Quel bilan tires-tu de ta première saison ?

Avec une victoire, un podium et deux Top 5 en cinq courses, je suis plutôt contente de ma saison. Je ne m'attendais pas du tout à gagner la première manche. Derrière, je pense que j'ai voulu trop me précipiter. Je voulais à tout prix être la plus rapide alors qu'il faut savoir marquer des points importants car un championnat se joue sur le long terme. Cela m'a coûté quelques erreurs qui m'ont gâché des courses. J'ai retenu la leçon.

Justement en gagnant cette première course, t'attendais-tu à jouer les premiers rôles au championnat ?

Pas du tout. En début de saison, je m'étais dit qu'accrocher le Top 5 serait déjà incroyable et que ma première saison me servirait d'expérience. J'ai été moi-même surprise de gagner. Cela m'a aidée à avoir plus confiance en moi.

Tu es l'unique Française aux sélections FIA Girls on Track. Peux-tu nous parler de cette opération ?

J'étais déjà super contente que mon dossier ait été retenu pour pouvoir y participer. J'avais roulé une fois sur le circuit avant les premières sélections d'août. Finalement, l'ensemble s'est plutôt bien passé : les tests en kart étaient bons, la partie physique et mentale aussi. Mon point faible a été l'anglais. J'ai tout de même été sélectionnée pour participer à la finale à Maranello.

Comment prépares-tu cette échéance ?

Je reviens tout juste de deux semaines en Angleterre pour améliorer la langue (rires). J'y suis allée pendant les vacances scolaires. Mercredi je pars en Italie pour découvrir le circuit. À côté je continue de rouler sur le circuit d'Anneville-Ambourville.

Quel est ton objectif ?

La gagnante remporte une saison à l'internationale chez Tony Kart pour 2023. Elle sera également suivie par la Ferrari Driver Academy. L'objectif est clair : gagner. Cela pourrait m'ouvrir des portes pour la suite de ma carrière.

Tu connais déjà ton programme pour l'année prochaine ?

Je vais rouler une seconde année en Junior Karting avec la FFSA Academy. Je pense aussi rouler en NSK et en RMCIT. Si je remporte la dotation des FIA Girls on Track, il faudra peut-être un peu modifier le programme. Je ne veux pas trop me projeter pour le moment.

Avec tous ces projets sportifs, tu arrives à gérer le rythme de l'école ?

Oui ! J'étudie dans un collège et j'ai de la chance car la directrice est très compréhensive. Mon cousin est dans ma classe donc il m'aide à rattraper les devoirs. De toute façon, mes parents ont toujours été clairs : pas de bonnes notes, pas de kart (rires).

Tu es licenciée dans la Ligue du Sport Automobile Normandie, comme Esteban Ocon ou Pierre Gasly avant toi. As-tu des modèles en sport auto ?

J'aime beaucoup Cathy Muller. Elle a réussi à se faire une place dans ce sport, c'est un bel exemple pour moi.

Et si tu n'avais pas continué en karting ?

Peut-être le tennis. J'en avais fait 5 ans avant de commencer le karting. Je pratiquais seulement en loisir. Mais j'ai dû choisir entre les deux car, avec l'école, je ne pouvais pas tout faire.

Qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour la suite ?

Déjà de gagner les FIA Girls on Track ! Et de faire une belle saison encore l'année prochaine.

© KSP Reportages

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