Rallye Jeunes Yacco FFSA
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11/09/2022 FFSA

Victor Martins est champion de F3

A Monza, Victor devient le premier Français à inscrire son nom au palmarès de la F3 moderne, tandis qu’Isack Hadjar prend la 4e place finale. En Formule Alpine, en Autriche, Hadrien David remporte un 3e succès éclatant

Victor entre dans l'histoire de la F3 © Florent Gooden / DPPI

Les faits marquants :

  • Victor Martins a brigué pole position et victoire à Monza.
  • Il marqué deux fois des points en course pour décrocher le titre.
  • Dans la course au titre pour sa première année de F3, Isack Hadjar a trébuché en qualifications et termine l'année à la 4e place.
  • En Formule 2, Théo a vu ses dernières chances de sacre s'envoler.
  • Il conserve la 2e place au championnat et tentera de remporter le titre par équipe lors de la finale d'Abou Dhabi.


Au bout du suspense !

Le suspense était entier à l'orée de la finale du championnat FIA de Formule 3. Sept pilotes pouvaient être titrés à Monza, dont les deux Français de l'Equipe de France FFSA Circuit, Victor Martins et Isack Hadjar, respectivement 1er et 2e au championnat avant la 9e et dernière levée de l'année 2022. Encore mieux, les écarts étaient tels que le nom du 4e champion de l'ère moderne ne serait connu qu'à l'issue de la dernière des deux courses italiennes.

 

Et si le nom de Victor Martins est sorti du chapeau toscan, il ne le doit pas à un tour de magie, mais à une prestation d'ensemble remarquable alliant rapidité, sang-froid, lecture de la course et gestion de la pression.

Rapide, Victor l'a été en qualifications avec le 4e meilleur temps en poche. Il a gardé son sang-froid lorsque, après un excellent départ depuis la 9e place de la grille inversée de la course sprint, un contact avec un rival pour le titre l'a fait chuter en 29e et dernière position. Il a gagné 19 places à la force du poignet. « Marquer un point était une bonne chose après une course aussi mouvementée ! » sourit Victor, « Mentalement, c'était important et ça soulignait aussi le fait qu'on était rapides. Ce week-end, notre rythme était l'un des meilleurs de toute la saison et je savais que je pouvais compter sur l'équipe. Il fallait aussi rester calme car dans une finale aussi incertaine, avec 7 pilotes dans le match pour la gagne, à Monza où tout peut arriver avec le jeu des aspirations et le risque de se laisser emporter par l'enjeu, on pouvait facilement tout perdre en un instant ».

Victor a abattu ses deux derniers atouts, la lecture de la course et la gestion de la pression, lors de la finale dominicale. Parti 4e, il a viré en 3e position à la sortie de la première chicane et s'est emparé de la tête au 5e tour. « Et puis, on a eu une baisse de rythme, j'ai tenté de résister sans en faire trop. Le plus important de cette dernière course, c'était d'avoir la bonne approche : attendre que les autres fassent des erreurs et terminer 3e suffisait pour être champion. L'équipe m'a constamment renseigné sur ce qui se passait en piste, j'étais en de bonnes mains ».

Tout semblait sous contrôle jusqu'à l'interruption de la course au drapeau rouge, suivie d'une annonce de pénalité à l'encontre du Français qui avait dépassé les limites de la piste. S'ensuivit une longue attente dans les stands jusqu'au verdict final… « Je n'y croyais pas, j'ai repensé aux hauts et aux bas de toute la saison, je suis passé par toutes les émotions, et finalement la délivrance ! C'est un accomplissement, c'est le fruit du travail d'ART Grand Prix, d'Alpine et de la FFSA qui sont derrière moi, de ma famille. Aller chercher le titre de cette manière, ça rend plus fort ! » jubile le nouveau champion de Formule 3.

 

Un rookie en or

Isack Hadjar n'a pas décroché l'or à Monza, mais sa première saison de Formule 3 restera un modèle du genre. A 17 ans, le plus jeune pilote de l'Equipe de France FFSA Circuit a marqué les esprits et les tablettes avec un palmarès riche de 3 victoires et 5 podiums. En Italie, tout s'est joué en qualifications, quand Isack, alors en lutte pour la pole position, a perdu le contrôle de sa monoplace dans la Parabolica. Qualifié à la 16e place des deux manches italiennes, Isack n'était plus maître de son destin. « Je n'avais plus de question à me poser ! Je n'avais plus rien à perdre et ma seule chance passait par un bon départ pour ensuite remonter fort dans le classement ».

Parti le couteau entre les dents, Isack a mis la première partie de son plan à exécution en se propulsant aux portes du top 10 dans les premiers tours. Mais une légère collision avec un adversaire a brisé son aileron et ses espoirs. Le lendemain, Isack a pointé le bout du museau à la 10e place avant la neutralisation fatale à ses dernières chances de titre. « La déception est immense, mais je ne peux m'en prendre qu'à moi-même. Tout s'est joué vendredi quand je suis sorti de la piste. Mais avec un peu de recul, je pense pouvoir dire que j'ai fait une année incroyable. C'était ma première en F3, je ne savais pas à quoi m'attendre et se retrouver à jouer le titre jusqu'à la finale, c'était fabuleux ! J'ai énormément appris de cette saison et ça me servira l'année prochaine en Formule 2 ! » promet Isack.

 

Théo visera le titre par équipe

A l'instar de celle d'Isack, la fin de semaine italienne de Théo Pourchaire a pris un mauvais tournant lors des qualifications. Alors qu'il venait d'allumer le violet sur les écrans de chronométrage – signe d'un meilleur temps absolu dans un secteur – Théo a dû couper son élan. « C'est un peu le résumé de ma saison : alors qu'on avait le potentiel pour se battre pour la 1ère place, un coup du sort nous a stoppés net. Les drapeaux jaunes sont tombés au plus mauvais moment car je n'ai pas eu d'autre occasion de faire un tour chronométré » résume Théo, 14e au départ des deux épreuves de Monza.

En droite ligne des qualifications, les deux courses se sont terminées en queue de poisson. Après une remontée qui laissait envisager une petite récolte de points dans la manche Sprint, Théo a été poussé dans les graviers et perdu plusieurs places dans sa mésaventure. Dimanche, il a été harponné par un pilote qui a coupé la chicane. Choqué sur le moment, Théo n'a heureusement pas été blessé dans l'accident. Le titre de Formule 2 lui ayant échappé, le Français ne perd rien de sa détermination et mettra tout en œuvre pour aider ART Grand Prix à remporter le titre par équipe.

 

David en dominateur

Dans le Championnat de Formule Régionale Européenne par Alpine (FRECA), Hadrien David a dégagé une impression de puissance sur le Red Bull Ring, seulement contrariée par les intempéries qui ont émaillé le week-end autrichien.

Hadrien a pris le pari de chausser des pneus slicks sur une piste humidifiée par une brève averse survenue sur la pré-grille. Le bitume séchant rapidement, le Français y a vu l'opportunité de mystifier ses adversaires… « Mais une nouvelle voiture de sécurité a saboté notre projet ! » regrette Hadrien, « Je n'ai aucun regret, il fallait tenter le coup pour jouer la victoire ». Tombé à la 28e place, il est remonté à la 14e et a dominé de la tête et des épaules la seconde course depuis la pole position. « Depuis 3 meetings, on a remporté une course à chaque fois même si l'une d'elles nous a été retirée sur tapis vert. J'ai le sentiment d'avoir franchi un cap et d'être monté en puissance depuis la mi-saison et il est simplement dommage que nous n'ayons pas vécu un début de saison très facile. Mais avec l'équipe on va se nourrir de cette dynamique pour jouer la victoire à chacune des dernières courses et pourquoi pas aller chercher la 2e place au championnat ».

Pour son deuxième week-end de compétition avec sa nouvelle équipe, ART Grand Prix, Esteban Masson a cruellement manqué de réussite et quitte le Red Bull Ring vierge de point malgré un niveau de compétitivité de première facture. « C'est horrible, je suis content de moi et de ma progression, mais je ne récolte aucun point ! » regrette le champion en titre de Formule 4 France. « La boîte de vitesses a cassé et m'a condamné pour la première course, mais sur la fin j'étais le plus rapide en piste en pneus slicks. Et dimanche, j'ai pris un bon départ mais le pilote derrière moi m'a percuté sans raison. Les progrès sont transparents sur le plan comptable, mais bien réels puisque je fais quasiment jeu égal avec Gabriele Mini qui est le leader de l'équipe et qui joue le titre » se rassure Esteban.

Les deux pilotes de L'Equipe de France FFSA Circuit engagés au Red Bull Ring n'ont rien perdu du suspense qui se déroulait à Monza. « C'est une déception pour Isack, mais c'est une superbe récompense pour Victor et il la mérite bien » expliquent en chœur Hadrien et Esteban. « Pour un rookie, Isack a été bluffant et c'était simplement frustrant qu'il ne puisse pas jouer aux avant-postes à Monza, mais ça ne lui portera pas préjudice pour la suite de sa carrière » poursuit Esteban. « Il a pris une expérience folle et elle lui servira en F2 ! » assure Hadrien, « Quant à Victor, cette attente interminable dans les stands à attendre de savoir s'il était titré ou non, c'était surréaliste, la délivrance n'en est que plus belle ».

 

FORMULE 2 

Théo Pourchaire 

Course 1

Position sur la grille : 14e   

Résultat : 17e 

 

Course 2

Position sur la grille : 13e  

Résultat : Abandon     

 

Championnat

2e, 164 points 

 

 

FORMULE 3 

Victor Martins 

Course 1

Position sur la grille : 9e   

Résultat : 10e 

 

Course 2

Position sur la grille : 4e  

Résultat : 4e      

 

Championnat

CHAMPION, 139 points 

 

Isack Hadjar 

Course 1

Position sur la grille : 16e

Résultat : 27e      

 

Course 2

Position sur la grille : 16e

Résultat : 9e   

 

Championnat

4e, 123 points 

    

 

FRECA

Hadrien David

Course 1 

Position sur la grille : 8e   

Résultat : 13e 

 

Course 2 

Position sur la grille : Pole position

Résultat : Victoire

 

Championnat 

4e, 172 points 

 

Esteban Masson

Course 1 

Position sur la grille : 20e

Résultat : 22e      

 

Course 2 

Position sur la grille : 16e

Résultat : Abandon   

 

Championnat 

23e, 1 point

 

Prochaines courses : Barcelone (Espagne), 15-16 octobre pour la FRECA et Yas Marina (Abou Dhabi), 18-20 novembre pour la Formule 2.


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