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22/04/2024 FFSA

Grand Prix de France Historique : Le jour des seigneurs

Les spectateurs du KENNOL GP de France Historique ont à nouveau vécu une journée inoubliable sur le circuit Paul Ricard. Au cumul des trois jours, près de 80 000 personnes ont profité des multiples bonnes surprises de cette 6e édition.

  © Alexandre Montesinos pour HVM Racing

LES TEMPS FORTS DU JOUR

Les célébrités en piste. La dernière journée du KENNOL Grand Prix de France Historique n’avait rien à envier aux deux précédentes. Dans le cadre de l’hommage à Ayrton Senna, une ancienne de ses F1 a de nouveau pris la piste. Au lendemain de la présence de Gerhard Berger au volant de la McLaren MP4/6 de 1991, c’est le pilote de F1 historique Matthew Wrigley qui s’est chargé cette fois de faire admirer en action la McLaren MP4/7A dont le Brésilien disposait la saison suivante. Peu après, la tension a encore grimpé d’un cran lors de la fameuse parade des célébrités. Un roulage qui s’est conclu sur une grille de départ fictive à la fière allure. A bord de F1 toutes plus mythiques les unes que les autres, on pouvait y retrouver Jacky Ickx (sur la Ferrari 312B2 de 1972), Jean Alesi (Ferrari 312 « Spaghetti »), René Arnoux (Renault RS10 turbo), Philippe Alliot (Lola Larrousse) Stéphane De Goodt (Maserati 250F), ou encore les utilisateurs actuels des Ferrari T4 ex Gilles Villeneuve, Ferrari 312T ex Niki Laura et autre Ferrari Dino 246 des années 50. Du pur bonheur pour le public !

Une furieuse course de F1. Côté compétitions, cet événement exceptionnel se devait d’héberger des courses palpitantes. Ce dimanche, celle des Masters Legends F1 l’a été au-delà de toutes les attentes avec un peloton fourni de 35 F1 des années 70/80 et une sévère bataille en tête menée dans un style très « moderne » ! Au bout du suspense et après moult dépassements et rebondissements, le dernier mot est revenu à la Hesketh « ex James Hunt » du trentenaire britannique Oliver Webb, notamment connu pour sa carrière en endurance moderne. Avec sa Ligier signe le meilleur résultat des pilotes français devant Victor Jabouille, le fils du regretté champion de F1.
Au fil des autres courses, les spectateurs ont également vu de précieuses Peugeot 908 signer un doublé en Masters Endurance Legends, l’Allemand Wolfgang Kaufmann renouveler son succès de la veille en F2 Classic, Dominique Vulliez en faire de même en Trophée Lotus et l’Italien Davide Leone prendre sa revanche sur Frédéric Rouvier en F3 Classic. Enfin les hot laps organisés par AGS ont permis à quelques-uns de s’initier au pilotage d’une F1, à commencer par l’ex pilote de F2 Dorian Boccolacci.

Jean Alesi vainqueur des 200 km. Un petit retour sur les résultats du samedi. En fin de journée, l’épreuve d’endurance des 200 km s’est achevée à la tombée de la nuit au terme de 90 mn de ronde. Ouverte aux protos et aux GT, la course a tourné en faveur de l’une de ces dernières : la Porsche 934 pilotée et préparée dans les ateliers de Philippe Gache. L’homme partageait le volant avec le Monégasque Jean-Pierre Richelmi et son ami… Jean Alesi, ravi de lui apporter cette contribution gagnante.

ILS L’ONT DIT

Jean Alesi : « Ce grand succès public, c’est la cerise sur le gâteau. En termes de programme, on voulait tous passer un cap cette année et c’est le cas. Nous avons avec nous des champions comme Jacky Ickx, qui témoigne d’une époque où le sport automobile était particulièrement dangereux. Nous allons continuer à travailler dans cette voie et comme disait Enzo Ferrari, la meilleure course est celle à venir ! ».

Laurent Vallery-Masson (HVM Racing) : « Pour cette édition du KENNOL Grand Prix de France Historique nous avons travaillé très en amont, en anticipant beaucoup de choses et ça a Payé. En cela on peut remercier la FFSA et la merveilleuse équipe du circuit Paul Ricard. Son Président Jean Alesi s’est personnellement investi afin de faciliter la venue de certaines célébrités. Le public a ainsi pu voir Alain Prost reprendre le volant de sa première F1, René Arnoux celui de sa Renault turbo, Philippe Alliot de sa Larrousse, Stéphane De Groodt découvrir le sport auto historique, Gerhard Berger piloter l’une des deux anciennes McLaren d’Ayrton Senna. Les deux n’avaient jamais roulé sur le continent depuis sa disparition. Et bien sûr, Jacky Ickx nous a fait l’honneur d’être là, en se montrant toujours aussi disponible pour les fans. Tout cela nous aidé à proposer un évènement populaire sur lequel les passionnés peuvent être au plus près des pilotes et des autos, en pouvant accéder à toutes les possibilités de rencontres. C’était notre promesse depuis la première édition de ce Grand Prix qui est aujourd’hui devenu un rendez-vous premium, incontournable et le plus gros meeting français dédié aux monoplaces, toutes les monoplaces. Leur histoire le méritait ».

René Arnoux : « C’était une grande émotion pour moi de rejouer ici le fameux duel du GP de France 79 avec la Ferrari de Gilles Villeneuve. Face à mon meilleur ami, cela avait été à l’époque une bataille mémorable, dont on continue sans cesse de me parler aujourd’hui. Cela m’a aussi donné l’occasion de repiloter la Renault RS10 turbo. C’est toujours un plaisir de se glisser à son bord. Les années passent, mais les automatismes à son volant reviennent toujours instantanément. En plus, c’est sur ce circuit Paul Ricard où nous roulions si souvent en essais ».

Philippe Alliot : « Je suis sidéré par la qualité de cet évènement. Ce week-end la passion est partout et il y a une communication avec le public que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. A titre personnel, j’ai aussi éprouvé une grande émotion hier en ayant le plaisir de retrouver le volant de la Larousse de F1 que je pilotais il y a 38 ans. Et en plus, avec l’honneur de rouler en compagnie de tant de grands champions ».

Stéphane De Groodt : « En venant ici je ne m’attendais pas à découvrir un évènement aussi grandiose en termes d’engouement, de plaisir partagé. On m’a fait de beaux cadeaux en me permettant de rouler avec un proto, une AGS F1 et, aujourd’hui, une Maserati 250F pilotée par Fangio en partageant la piste avec de grands champions. Moi l’ancien pilote, j’étais un petit garçon en vivant tout cela ! ».

UN DIMANCHE DE COURSES

MASTERS RACING LEGENDS F1 / COURSE 2
En souvenir de James Hunt
Le top 5 : 1.Webb (Hesketh 308B), 2.Stretton (Tyrrell 012), 3.D’Ansembourg (Williams FW07C), 4.Tyrrell (Tyrrell 011), 5.Constable (Tyrrell 011).

MASTERS ENDURANCE LEGENDS / COURSE 2 
Les Peugeot 908 signent le doublé
Le top 5 : 1.Brooks (Peugeot 90X), 2.Lendoudis (Peugeot 908), 3.D’Ansembourg (Lola Aston DBR1-2), 4.Frieser (Zytek 09S), 5.Tandy (Lola B12/60).

F2 CLASSIC INTERSERIES / COURSE 2
Kaufmann double la mise
Le top 5 : 1.Kaufmann (March 782), 2.Rossi (March 762), 3.Devis (March 782), 4.Charteris (March 742), 5.Morris (March 782).

F3 CLASSIC INTERSERIES / COURSE 2
Davide Leone au finish
Le top 5 : 1.D.Leone (March 783), 2.Rouvier (Chevron B38), 3.Rossi (Martini MK34), 4.Martin (Martini MK39), 5.Vallery-Masson (Ralt RT3).

F1 90’s TIME ATTACK BY AGS / HOT LAPS
Au tour de Didier Sirgue
Le top 5 : 1.Sirgue (Prost AP2 F1), 2.Huez (Rial F1), 3.Robles (Prost AP2 F1), 4.Hugonet (Dallara WSR), 5.Rouvier (AGS F1).

FERRARI CLUB DEUTSCHLAND / COURSE 2
Une Ferrari chasse l’autre
Le top 5 : 1.Goral (Ferrari 488 Challenge), 2.Grossmann/Schellen (Ferrari 458 GT3), 3.Stuart-Wright (Ferrari 458 GT3), 4.Biotteau (Ferrari 458 Challenge), 5.Vital (Ferrari 458 Challenge).

TROPHEE LOTUS / COURSE 2
Et de 2 pour Vulliez
Le top 5 : 1.Vulliez, 2.Beloou, 3.Cazalot, 4.Delhaye, 5.Jacquet (tous sur Lotus Seven).

200 KM DU GP DE FRANCE HISTORIQUE (samedi soir)
Un triplé Porsche
Le top 5 : 1.Richelmi/Alesi/Gache (Porsche 934), 2.Spirgi (Porsche 964 turbo), 3.Sabatier/Delannoy (Porsche 993 GT2), 4.Mathieu/Laberty (TVR Tuscan), 5.Allemang (BMW Z3 M).

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