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09/10/2021 FFSA

Dijon Motors Cup 2021 : Historiquement vôtre

Au fil d’un programme particulièrement éclectique, le circuit de Dijon Prenois a revisité ce samedi des pans entiers de son histoire.

Dijon Motors Cup 2021 - International Historic F2 - Manfredo Rossi n°62 (March 762/1996) © Hugues Laroche

Dimanche, les merveilleuses monoplaces de Formule 2 et de Formule Junior reprendront la piste, tout comme les protos et GT/Tourisme de quatre autres plateaux d’audience européenne.


ILS ONT DIT

Manfredo Rossi (March 762 / vainqueur en Historic F2) : « Avec Wolfgang (Kaufman) cela a été dur jusqu’au bout. Face à lui j’avais mené les deux courses du GP de France Historique avant de me faire passer tout à la fin. Alors, je ne voulais pas que ça se reproduise une troisième fois ! Il a porté une sérieuse attaque dans le dernier tour, mais j’ai résisté. Comme toujours à Dijon, je me suis bien amusé. J’aime ce circuit et j’ai un attachement particulier pour lui dans la mesure où j’ai remporté ici ma toute première victoire ».

Mark Shaw (Brabham BT6 / vainqueur en Lurani Trophy Formule Junior) : « Je roule à Dijon pour la quatrième fois. J’y étais notamment déjà venu en F1 avec l’HGPCA. Dans la course d’aujourd’hui, j’ai surtout essayé de creuser l’écart dans les premiers tours ».

José Beltramelli (TVR 400 Griffith / vainqueur en NKHTGT) : « Hier j’ai cassé un demi arbre en qualilfs, mais cette fois tout s’est parfaitement passé. J’ai pu rapidement doubler la Corvette, puis contrôler mon avance sur elle sans avoir à en faire trop. Comme il y a peu de Français ce week-end, c’est bien que je sois là ! ».

Philippe Vermast (TVR Vixen / vainqueur en Triumph Compétition & British HTGT) :« Dijon reste mon circuit préféré avec Spa. Je viens ici depuis vingt ans ! La course d’aujourd’hui a été assez simple pour moi car il me manquait certains de mes adversaires habituels, capables de rivaliser avec ma TVR. Les pilotes des MG qui terminent derrière moi n’ont pas la puissance pour cela, même si ce sont de supers pilotes ! ».

Walter Hauffman (McLaren MC1 / double vainqueur YTCC) : « Pour le week-end, je n’ai qu’un seul train de pneus pour ma McLaren Canam et il a déjà servi au meeting précédent. Cela allait pour la course du matin avec la fraicheur, mais cet après-midi j’étais beaucoup plus en difficulté. Et ce sera encore plus sportif lors de la dernière course de dimanche ! J’ai aussi perdu beaucoup de temps en m’arrêtant à tort en croyant avoir écopé d’un Drive Through ».

Hans de Graas (Porsche 911 RS 3L / double vainqueur Reco NK GTTC) : « Je n’ai pas réellement été inquiété sur mes deux courses. Ma Porsche est très rapide et plus efficace que les Ford Escort en courbes ».


LE FILM DES COURSES


INTERNATIONAL HISTORIC FORMULE 2 (course 1 / 25 mn)

Le top 5 : 1.Rossi (March 762), 2.Kaufman (March 782), 3.Wrigley (March 782), 4.Gerbout (March 772), 5.Charteris (March 742).

En deux mots : Après avoir fréquenté les circuits de Donington, Silverstone et Oulton Park, l’International Historic F2 (réservé aux F2 d’avant 1979) achève sa saison ce week-end à l’occasion de sa seule sortie de l’année hors du territoire britannique. Précédé par Wolfgang Kaufman (March 782) en qualifs, Manfredo Rossi (March 762) inverse le rapport de force dès l’entame de cette course 1 et enchaine les premiers tours en tête sous la pression directe de son rival germanique. A mi-course les deux hommes pointent dans la même seconde, tandis que le Britannique Matthew Wrigley (March 782) reste à l’affût non loin d’eux. La lutte s’intensifie ensuite et prend encore une dimension supplémentaire dans les derniers tours alors que Matthew Wrigley revient au contact du duo de tête. Malgré un ultime assaut de Wolfgang Kaufman dans la dernière boucle, Manfredo Rossi franchit la ligne d’arrivée en vainqueur avec les deux autres March dans ses roues. Passé quatrième à la mi-course, Pascal Gerbout conserve cette place jusqu’à l’arrivée avec sa March 772 ex Giacomelli et signe du même coup la meilleure performance des quatre pilotes français en lice. A ce niveau, Laurent Vallery-Masson (March 77B) termine sixième, Robert Simac (March 712M ex Jaussaud) huitième et vainqueur des 1600, tandis que Michel Arbeit, qui étrenne une March 77B, n’a pas vu le drapeau à damier.


LURANI TROPHY FORMULE JUNIOR (course 1 / 25 mn)

Le top 5 : 1.Shaw (Brabham BT6), 2.Tonetti (Brabham BT6), 3.Fyda (Brabham BT6), 4.Ferrari (Branca), 5.Guichard (Lynx T3).

En deux mots : Compétition de référence dans l’univers de la Formule Junior, le Trophée Lurani rassemble en Bourgogne un bel échantillon de ces célèbres petites monoplaces des années 1959/1963. Parmi leurs pilotes, le britannique Mark Shaw n’est pas le premier venu. Auteur de la pole vendredi, celui qui est également un excellent pilote de F1 à ses heures (vainqueur au GP de Monaco historique cette année) s’échappe en tête dès le départ et distance rapidement l’autre Brabham BT6 de l’Italien Roberto Tonetti. Ce dernier lâche encore du terrain par la suite sans jamais pouvoir remettre en cause la victoire annoncée de Mark Shaw. Doyen du plateau, l’Ecossais John Fyda hisse une autre Brabham BT6 à la troisième place en ayant résisté jusqu’au bout à la Branca de Bruno Ferrari.


300 KM DE DIJON (Course / 120 mn)

Le top 5 : 1.Raffin/Beltramelli/Beltramelli (Ferrari F430), 2.Notari/Vallery-Masson/Gerbout/Martin (Tiga S2000), 3.Nowak (CN-Cobra), 4.Burnichon/Du Castel (BMW Z3), 5.Van Gammeren/Van Gammeren (Ford Falcon).

En deux mots : En mémoire des glorieuses épreuves d’endurance courues à Prenois, cette course regroupant Protos, GT et Tourisme de différentes époques adopte un format long de deux heures. Ephémère leader du début de course, Christian Nowak (CN-Cobra) est ensuite retardé par un souci de batterie. Après la première des trois fenêtres d’arrêts aux stands, la Ferrari F430 de Philippe Raffin/Viny Beltramelli/Brady Beltramelli et la TVR 400 Griffith de José Beltramelli/Brady Beltramelli se partagent les deux premières places. Presque une affaire de famille ! Passé la mi-course et la deuxième séquence d’arrêts, la Ferrari tient bon au commandement, cette fois devant la Tiga S2000 du quatuor Fabrice Notari/Laurent Vallery-Masson/Pascal Gerbout/Eric Martin. Peu après, la TVR de la famille Beltramelli disparait après avoir perdu une roue. Reste une troisième et dernière fenêtre d’arrêts. A l’issue de celle-ci, la Ferrari aborde les vingt dernières minutes de ronde avec un tour d’avance sur la Tiga. Pour la victoire, les jeux sont faits ! De son côté, Christian Nowak profite de cette fin de course pour remonter à la troisième place.


NK HTGT (Course 1 / 40 mn)

Le top 5 : 1.Beltramelli (TVR 400 Griffith), 2.Campagne (Chevrolet Corvette), 3.Van Gils (TVR 400 Griffith), 4.Vermast (Ford Falcon), 5.Dols (Marcos 1800 GT).

En deux mots : Série hollandaise déjà vue à plusieurs reprises sur la Dijon Motors Cup, le NK HTGT rassemble cette année plus d’une trentaine de superbes GT et Tourisme d’avant 1966. La course de 40 mn démarre mal pour la Ford GT40 de Kennet Persson, immédiatement contraint à l’abandon alors qu’il s’était élancé de la première ligne. Plus heureux, le poleman Michiel Campagne place sa Chevrolet Corvette C1 au commandement devant la TVR 400 Griffith de José Beltramelli, le seul Français venu se mêler à ce plateau. Bien lui en a pris, car dès le troisième tour c’est lui que l’on pointe en tête ! A mi-distance, le Troyen compte un peu plus de trois secondes d’avance sur la Corvette, tandis que Niel Van Gils, sur une autre TVR 400 Griffith, emmène le gros du peloton bien plus loin, à une cinquantaine de secondes. Les vingt minutes suivantes ne changent rien à l’affaire ; José Beltramelli contrôle parfaitement son challenger et rejoint l’arrivée en vainqueur. Philippe Vermast, vainqueur peu de temps auparavant en Reco NK GTTC sur une TVR, hisse cette fois une Ford Falcon au quatrième rang.


TRIUMPH COMPETITION & BRITISH HTGT (Course 1 / 45 mn)

Le top 5 : 1.Vermast (TVR), 2.Rozema (MG A), 3.Van der Wal (MG B), 4.Marx (Triumph TR4), 5.Gleichmann (Triumph TR4).

En deux mots : D’origine germanique comme son nom de le suggère pas, le championnat Triumph Compétition & British HTGT est loin d’être un inconnu pour la Dijon Motors Cup. Il rassemble bien évidement de multiples modèles de Triumph mais aussi un large panel de voitures anglaises d’avant 1982. La course de ce samedi se déroule sur une durée de 45 mn avec un passage obligatoire par les stands à partir de la quinzième minute afin de permettre un éventuel changement de pilote. Détenteur de la pole avec sa TVR Vixen 2500, le Luxembourgeois Philippe Vermast, fils du coordinateur de ce plateau, se fait brûler la politesse par la MG A de Robin Rozema au départ, puis reprend rapidement son bien. A l’instant de l’ouverture de la fenêtre des arrêts, la TVR compte près de 8’’ d’avance sur la MG A, tandis que la MG B de Melle Van der Wal complète le trio de tête à une vingtaine de secondes. Philippe Vermast définitivement hors de portée de ses poursuivants après la fermeture de la fenêtre à un quart d’heure du but, l’intérêt se reporte sur la lutte pour la deuxième place entre les MG de Melle Van der Wal et Robin Rozema. A bonne distance de la TVR, ce dernier obtient finalement le dernier mot pour 177/1000 de seconde !


COLMORE YTCC (Courses 1 et 2 / 30 mn)

Le top 5 : Course 1 : 1.Hoffman (McLaren MC1), 2.Nowak (CN-Cobra), 3.Dudley (Lola 88), 4.Bolliger (Pontiac Transam), 5.Jilesen (Porsche 964). Course 2 : 1.Nowak, 2. Hoffman, 3.Dudley, 4.Bolliger, 5.Hauri (BMW E30).

En deux mots : Récemment vue à l’Historic Tour de Charade, la série néerlandaise « Youngtimers Touring Car Challenge » est une habituée de la Dijon Motors Cup. Elle réunit ce week-end une trentaine de protos et GT/Tourisme, dont nombre d’engins aussi improbables que « survitaminés ». La McLaren M1C de l’Allemand Walter Hoffman en est le parfait exemple. Parti en tête, ce dernier creuse peu à peu l’écart sur son compatriote Christian Nowak, qui s’était montré à son avantage la veille en signant la pole à bord de sa monstrueuse CN-Cobra. D’environ 8’’ à la mi-course, l’écart entre eux continue d’augmenter par la suite pour culminer à plus d’une vingtaine de secondes à l’instant du drapeau à damier. A bord d’un proto Lola, le britannique Glenn Dudley complète le podium, alors que Roger Bolliger (Pontiac Transam), Tijn Jilesen (Porsche 964 RS) et la féminine Amanda Hennessy (Chevrolet corvette) se partagent les victoires respectives dans les catégories Seventies, Eighties et Sixties. Cinq heures plus tard, la course 2 s’élance sur des bases identiques. Elle se poursuit ainsi jusqu’à la mi-course et la prise de pouvoir de Christian Nowak aux dépens de Walter Kauffman. Au même moment, Roger Bolliger, troisième, se voit infliger un Drive Through. La Cobra-CN file alors vers la victoire, tandis que le pilote de la McLaren perd définitivement pied en effectuant un arrêt impromptu dans la Pit-lane. Glenn Dudley, ainsi propulsé à la deuxième place, se fait finalement repassé par la McLaren dans le dernier tour.


RECO NK GTTC 66/81 (Courses 1 et 2 / 30 mn)

Le top 5 : Course 1 : 1.De Graas (Porsche 911 RS), 2.Rijper (Porsche 911 RSR), 3.Van Sprundel (Ford Escort RS), 4.Vereeken (Ford Escort), 5.Oosterhagen (Ford Escort). Course 2 : 1.De Graas, 2.Oosterhagen, 3.Rijper, 4.Vereeken, 5.Boels (Ford Escort).

En deux mots : Cette série néerlandaise dédiée aux GT/Tourisme de la période 1966/1981 effectue ce week-end sa première incursion sur un circuit français. Un petit évènement pour les pilotes, à majorité hollandais et belges, qui ont pour habitude d’en animer les épreuves ! Auteur de la pole vendredi avec une belle avance sur des rivaux directs, Hans De Graas entame la course en leader au volant d’une Porsche 911 de 1974 devant la BMW 635 de son compatriote Cees Lubbers, qui va rapidement être éliminé à la suite d’un accrochage. Dominateur, Hans De Graas demeure toutefois ensuite sous la menace de l’autre Porsche 911 RSR de Gert Rijper et de la Ford Escort RS du Belge Freddy Van Sprundel. Au terme des 30 mn de course, les trois hommes rejoignent l’arrivée dans cet ordre, toujours groupés en moins de deux secondes.

Dans la course 2 de l’après-midi, Hans de Graas reprend l’avantage, mais en étant cette fois sérieusement accroché par la Ford Escort RS de Jan Willem Oosterhagen. Ce dernier demeure aux basques du pilote de la Porsche jusqu’au bout et ne s’incline que d’une seconde. Deuxième le matin, Gert Rijper est cette fois sur la troisième marche du podium.


A SUIVRE DIMANCHE

6 autres courses, de 9h20 à 12h40 et de 13h55 à 15h20.

Entrée 1 jour 10 Euros (entrée gratuite pour les - de 15 ans, pass sanitaire valide obligatoire).

Contact médias : Jacques Furet / presse@hvmracing.fr

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