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13/06/2021 FFSA

Grand Prix de France Historique Jour 1 : Hors d’oeuvres à volonté

A une semaine du Grand Prix de France F1, le passé du sport automobile se vit au présent sur le circuit du Castellet !

  © Jean-Marie Biadatti

Comme un heureux présage au week-end à venir, Le Grand Prix de France Historique y a vécu un samedi de fête à grand renfort d’anciennes F1 et autres voitures stars des décennies passées.


LA RETRO DU SAMEDI

MASTERS HISTORIC F1 : WILLIAMS AU SOMMET
Les deux courses des Masters Formula One (les F1 de la période 1966 à 1985) constituent le double point d’orgue du week-end. Le « poleman » Steve Brooks (Lotus 91 ex Mansell) malheureusement éliminé avant le départ, l’entame de la course du jour tourne d’abord à l’avantage de son compatriote anglais Nick Padmore (Lotus 77). Puis c’est au tour de l’Irlandais Mike Cantillon de prendre le pouvoir pour franchir la mi-course en tête à bord de sa Williams FW07C ex Rosberg (le père !). Le duo de tête reste inchangé jusqu’à l’arrivé, alors que la troisième place revient à un certain Marco Werner, notamment célèbre pour avoir remporté les 24 heures du Mans à trois reprises avec Audi. Au terme d’une belle remontée, le mieux placé des pilotes français, Laurent Fort, hisse son Ensign au sixième rang, tandis que Jamie constable (Tyrrell 011), en lutte pour la première place en début de course avant d’effectuer un tête-à-queue, se console avec le gain du record du tour.
Le top 5 : 1.Cantillon (Williams FW07C), 2.Padmore (Lotus 77), 3.Werner (Lotus 92), 4.D’Ansembourg (Williams FW07C), 5.Halusa (McLaren M23).

HGPCA F1 : L’HEURE DES COOPER
Ce sont des pans entiers de l’histoire du championnat du monde de F1 (des années 50 à 1965) que ce plateau de l’HGPCA se charge de remettre en scène. Dans leur course d’aujourd’hui, le chrono a logiquement penché en faveur des moins anciennes de ces
voitures de Grand Prix ; celles à moteur arrière. C’est le cas des Cooper, qui signent un doublé avec l’Anglais Will Nuthall et l’Allemand Rudi Friedrichs, pointés dans cet ordre sous le drapeau à damier devant la Lotus 21 de Mark Shaw. Aux commandes de l’une des trois Maserati 250F en course (l’auto championne du monde 1957 avec Fangio), l’Espagnol Guillermo Fierro hisse la première F1 à moteur avant au quatrième rang.
Le top 5 : 1.Nuthall (Cooper T53), 2.Friedrichs (Cooper T79), 3.Shaw (Lotus 21), 4.Fierro (Maserati 250F), 5.Matzelberger (Cooper T45/51).

MAXX FORMULA : LES F1 DEFAITES
L’histoire de la Formule 1 se décline ce week-end sous toutes ses facettes. Plusieurs modèles des années 2000 évoluent ainsi sur le plateau MAXX Formula où elles côtoient d’autres anciennes monoplaces de haut niveau. Auteur de la pole, Christopher Brenier pilote l’une de ces dernières ; une Panoz de l’ex série Superleague propulsée par un puissant V12. Le Français, leader dès le départ, remporte la course de ce samedi après-midi avec le mérite d’avoir repoussé la menace de deux pilotes de F1 : la Super Aguri (de 2006) de Wolfgang Jaksch, ralenti par un souci mécanique dans le dernier tour, et la Williams FW33 (de 2011) de Didier Sirgue.
Le top 5 : 1.Brenier (Panoz DP09B), 2.Sirgue (Williams FW33), 3.Matile (Lola Auto GP), 4.Jaksch (Super Aguri SA06), 5.Moretti (Dallara GP2).


MASTERS ENDURANCE LEGENDS : PEUGEOT AU FINISH
En plein essor, le plateau Masters Endurance Legends porte bien son nom. Ce week-end, il rassemble des protos et GT d’exception, datant d’à peine quelques années pour les plus récents, telles la BR 01 (2015) de Shaun Lynn, la Lotus LMP2 (2012) de Marco Werner/Georg Hallau ou la précieuse Peugeot 90X (2011) de Kriton Lendoutis. C’est toutefois la Lola B0718 (de 2008) du Suisse Marcello Marateotto, déjà auteur de la pole, que l’on retrouve en tête au début de la course de 40 mn avant qu’un stop and go ne l’oblige à rentrer dans le rang. Christophe D’Ansembourg boucle ainsi le premier quart d’heure en leader à bord de sa Lola Aston Martin DBR1 de 2009. Puis, une fois effectués les arrêts obligatoires aux stands, le pilote Belge résiste, mais finit par céder la victoire à la Peugeot de Kriton Lendoutis en fin de course.
Le top 5 : 1.Lendoutis (Peugeot 90X), 2.D’Ansembourg (Lola Aston DBR1), 3.Lynn (BR 01), 4.Marateotto (Lola B0718), 5.Werner/Hallau (Lotus B12/80).

HISTORIC F2 : MARCH, CA MARCHE !
Retracer l’histoire des catégories monoplaces passe forcément par un plateau de F2. Celui du GP de France Historique offre la vedette aux modèles des années 70. C’est le cas des March de l’Italien Manfredo Rossi Di Montelera et de l’Allemand Wolfgang Kauffmann, auteurs des deux meilleurs chronos en qualifs avant d’entamer une sévère bataille en course. Passé en tête à l’approche de la fin de course, le pilote germanique s’impose finalement pour à peine plus d’une seconde. Le Français Fabrice Lheritier finit sur le podium avec une March F2 qu’il découvre ce week-end.
Le top 5 : 1.Kauffmann (March 782), 2.Rossi (March 762), 3.Lheritier (March 742), 4.Devis (March 782), 5.Gerbout (March 772).

TROPHEE F3 ET FORMULE RENAULT CLASSIC : DANS LES ROUES DE ROUVIER
Comme ce sera le cas le reste de la saison, les anciennes F3 et Formule Renault sont réunies au sein de deux mêmes courses durant ce GP de France Historique. Dans celle d’aujourd’hui, l’homme fort des qualifs, Frédéric Rouvier, impose sa March 783 (de 1978) après avoir mené les débats de bout en bout. Distancé de seulement 7/10 de seconde sur la ligne d’arrivée, Matthieu Châteaux hisse sa Ralt RT3 à la deuxième place, laissant Eric Martin compléter le tiercé gagnant du jour. Jamais inquiété en Formule Renault, le Suisse Christian Vaglio-Giors s’impose haut la main face aux autres « FR » de « Nelson » et Jean-Paul Gobba.
Le top 5 : 1.Rouvier (March 783), 2.Châteaux (Ralt RT3), 3.Martin (Martini MK39), 4.Rossi (Martini MK34), 5.V.Leone (Alba AR1).

LURANI TROPHY FORMULA JUNIOR / GOOD GOODWIN
C’est un vrai plaisir de retrouver les élégantes et glorieuses monoplaces de Formule Junior sur le circuit du Castellet. Près de 30 de ces monoplaces de la période 1958/1963 (à moteur 1100 cm3) sont en compétition ce week-end dans le cadre du fameux Trophée Lurani. Ce samedi, Chris Goodwin confirme sa suprématie des qualifs en remportant la course 1 au volant de sa Lotus 22 (le must de l’époque). L’Anglais s’impose avec une solide avance sur la Brabham BT6 de l’italien Roberto Tonetti, tandis que le Hollandais Lukas Halusa, également engagé en Masters F1, complète le podium. Aussi international qu’à l’époque, ce plateau réunit 11 nationalités différentes !
Le top 5 : 1.Goodwin (Lotus 22), 2.Tonetti (Brabham BT6), 3.Halusa (Lotus 22), 4.Mowle (Lotus 20/22), 5.Ferrari (Branca FJ).


FORMULE FORD 1600 : AIMABLE IMPECABLE
Toutes propulsées par le même moteur Kent, les Formule Ford de la période 1967/1992 offrent toujours des courses très animées. Cela a encore été le cas ce samedi avec, au final, un vainqueur inattendu en la personne du jeune (19 ans) Christopher Aimable, déjà détenteur de la pole. Les grands spécialistes de la catégorie, Xavier Michel et Arnaud Dousse l’encadrent sur le podium. Ce plateau d’une cinquantaine de monoplaces accueillant également quelques F3 1000 cm3, cela permet à Geoffrey Rivet de glisser sa March 701 à la troisième place du général.
Le top 5 : 1.Aimable (Van Diemen RF91), 2.Michel (Van Diemen RF90), 3.Rivet (March 703), 4.Dousse (Van Diemen RF90), 5.Belle (Lola T540E).

TROPHEE LOTUS : OK JACQUET
La Lotus Seven est particulièrement à l’honneur ce week-end avec un plateau record initié dans le cadre du Trophée Lotus. Près de 60 exemplaires de ce modèle légendaire ont apporté un piment unique à la course du jour, dont l’issue est demeurée incertaine jusqu’à l’arrivée. Parti de la pole, Xavier Jacquet est sorti vainqueur de cette somptueuse bataille en repoussant notamment les assauts d’Anthony Delhaye et de Florent Cazalot, classés dans la même seconde.
Le top 5 : 1.Jacquet, 2.Delhaye, 3.Cazalot, 4.Vulliez, 5.Beloou (tous sur Lotus Seven).

MASTERS HISTORIC SPORTS CARS : A DIMANCHE !
Sur ce plateau rassemblant d’anciennes gloires des courses d’endurance des années 60/70, il faudra attendre dimanche matin pour assister à l’unique course d’une heure. Selon le résultat des essais qualifs de ce samedi, la Lola T70 Mk3b du duo Jason Wright/Andy Wolf partagera la première ligne de la grille de départ avec la Chevron B19 de Rolf Sigrist/Davide Mazzoleni. L’autre T70 de Steve Brooks /Robert Beebee s’élancera derrière elles.
Le top 5 : 1.Wright/Wolf (Lola T70), 2.Sigrist/Mazzoleni (Chevron B19), 3.Brooks/Beebee (Lola T70), 4.Kriknoff (Lola T212), 5.Gans (Lola T290).

GENTLEMEN DRIVERS : LE TRIPLE DES TYPE E
La première journée de courses du GP de France Historique s’achève sur une endurance de 80 mn réservée aux GT d’avant 1966. De quoi remettre en scène quelques stars de l’époque, à l’instar de la Cobra Daytona de Xavier et Olivier
Tancogne (le père et le fils), détentrice de la pole position, puis pointée en tête à la mi-course. Après la séquence des arrêts aux stands, l’avantage passe dans le camp de l’Italien Maurizio Bianco (Jaguar type E), leader à l’approche du dernier quart d’heure. A ce stade la Cobra de la famille Tancogne est encore dans le match, mais une crevaison lui enlève toute chance de podium dans les dix dernières minutes. Les Anglais Lee Mowle/Phil Keen et James Thope/Phil Quaife en profitent pour assurer un triplé des Jaguar type E.
Le top 5 : 1.Bianco (Jaguar type E), 2.Mowle/Keen (Jaguar type E), 3.Thope/Quaife (Jaguar type E), 4.Jobstl/Willis (Lotus Elan), 5.Jaspers (Jaguar type E).


HORAIRES : LA RECAP DU DIMANCHE
Dimanche 13 juin : 9h15 à 12h25 : 4 courses. 13h25 à 18h15 : 6 courses. Horaires détaillés sur www.gpfh.fr
Tous les résultats de la journée sur www.its-results.com

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